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 A.A. ∎ just an ash field left to oblivion

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Aodhan V. Ashfield

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Messages : 25
Date d'inscription : 26/08/2015

Feuille de route
Type de Combat: Technophile
Rang: 0


MessageSujet: A.A. ∎ just an ash field left to oblivion   Mer 26 Aoû - 16:52



Aodhan ▼ Ashfield

■ De la famille Ashfield
■ Prénommé Aodhan, Victor
■ Âgé de 21 ans (1989.04.24)
■ De sexe Masculin
■ Mesure 186cm
■ Pèse ~80kg
■ Originaire de Méride, planète Terrestre, université d'Irlande
■ Maîtrise les armes propres à l'infiltration (notamment le grappin)
PAS DE SOSIE DISPONIBLE


ForceRapiditéEnduranceRéflexionCourageEfficacité
★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★



The face he shows
Aodhan se rinça le visage pour en retirer les dernières traces de mousse à raser. Malgré son jeune âge, sa barbe était déjà fournie, compagne forcée d'une masse de cheveux assez épaisse. S'il n'y portait pas un soin particulier chaque matin, elle aurait poussé à une vitesse impressionnante, et les instructeurs lui auraient reproché de se négliger.

Il retira le t-shirt qu'il utilisait en guise de pyjama. Le miroir dévoila la peau livide qui allait de pair avec ses cheveux toujours blonds malgré l'âge, sous laquelle pointaient ses côtes en dépit du développement avancé de ses pectoraux. Les muscles ne suffisaient plus à masquer son manque de graisse. Il avait encore maigri. L'équation était simple : la dépression (soit de prétendus troubles digestifs) l'empêchaient de se nourrir correctement et régulièrement, donc d'apporter les calories nécessaires aux efforts intenses fournis lors des simulations militaires. Le chiffre indiqué par la balance diminuait de jour en jour tandis que quelque part dans le campus, une dizaine de jeunes gens suivait un programme diététique intense de remise à niveau à cause des cochonneries surgrasses servies au self. Encore une fois, il était en marge des autres.

Son chat, lui, ne semblait pas s'en formaliser plus que ça. Tandis que son maître se déshabillait, Asriel vint donc vers lui pour se frotter à sa jambe, méprisant ostensiblement les viriles touffes blondes qui la parsemaient. Aodhan retrouva un petit sourire. Il le caressa de sa large main calleuse, puis plaça celle-ci sous son ventre afin de le soulever. Il put alors le porter vers son visage pour l'embrasser brièvement sur le crâne. L'animal, dont l'attention fut piquée par cette attitude, fixa un instant les yeux gris délavé de son humain. Si de l'eau salée se mettait à couler sur les légères taches de rousseur du jeune homme, il saurait quoi faire. Il l'avait répété tant de fois. Mais nulle larme ne rougit les joues claires de Dhan, malgré la tristesse de son regard. Alors après un dernier ronronnement, Asriel sauta de ses bras pour retourner à ses occupations de chat.

Aodhan n'avait plus assez de temps pour lui demander des câlins, de toute manière. Avec un soupir, il enfila son uniforme d'infiltration : un t-shirt noir à manches courtes presque indéchirable ; une veste à capuche dépliable taillée du même matériau et contenant plusieurs instruments ; un baggy militaire au camo foncé gris et noir et possédant plusieurs larges poches ; une ceinture de cuir renforcé où quelques très petits outils étaient accrochés ; des rangers de cuir noir banales ; un foulard au motif identique à celui du pantalon ; un sac indestructible contenant le reste de son matériel. Le mois de juin approchait, et il faisait donc trop chaud pour que qui que ce soit ait envie de porter le blouson noir qui allait avec le reste.

Avant de partir, il fixa un instant le logo de l'Armée de Terre sur son avant-bras, un disque brun orné d'une croix verte ; puis il ébouriffa ses cheveux blond terne sur le côté droit, et attrapa Ravenclaw. Un vrai bijou, cette arme. Oscar la lui avait confectionnée à peine un mois plus tôt, pour le 24 avril, son anniversaire ; et depuis qu'il en avait ouvert le paquet, la valeur sentimentale qu'avaient pour lui ce grappin et son lanceur n'avait fait que croître. Il s'autorisa un léger sourire de ses lèvres fines. Puis il mit son sac sur le dos, passa la sangle du lance-grappin sur son épaule, salua son chat et sortit de sa chambre.



The minds he blows
Il fut le deuxième à s'asseoir à la table de son équipe, dans la salle de classe.
Son camarade, arrivé avant lui, détailla le jeune homme visiblement épuisé, sans oser prendre la parole. Il se demanda un instant si cette attitude distante était simulée afin de capter l'attention des autres, mais à l'observer de plus près, ce n'était pas le cas. Il fixait le vide sans expression, plongé dans des pensées indéchiffrables.
Le militaire s'éclaircit la gorge à l'intention de son camarade.

« P'têt' qu'on devrait commencer à étudier l'terrain pour pas prendre trop de retard ? Nan ? »

Le blond eut une fraction de seconde de silence, puis tourna la tête vers lui.

« Ça me convient. »

Son camarade constata qu'il y avait bien moins d'animosité dans sa voix que lorsqu'il y avait davantage de monde autour de lui. À l'évidence, il s'agissait de quelqu'un de timide.
Cela se confirma lorsque l'équipe fut au complet. Le blond eut l'air de se ratatiner sur lui-même, fixant obstinément la carte posée devant eux pour ne pas croiser le regard des autres. Ses participations étaient brèves, concises, bien formulées, mais n'avaient lieu que lorsque cela devenait absolument nécessaire.

La simulation fut plus difficile qu'à l'ordinaire, et les soldats étaient doués. Le danger était fréquent. Plusieurs fois, Aodhan se précipita à la rescousse de ses camarades, même lorsqu'il savait qu'il prenait trop de risques - ce qui lui valut d'être souvent touché. Sa note baisserait tandis que celle de ses camarades augmenterait, s'il gardait cette attitude, mais il se pensait plus utile ainsi. Et puis, ce n'était pas parce qu'il était timide qu'il reniait l'esprit d'équipe.
Ses camarades le savaient, et le défendirent à leur tour. Finalement, ils n'arrivèrent pas premiers, mais ils eurent les compliments de l'instructeur pour la 'plus belle cohésion d'équipe de cette classe'.

Il ne rejoignit pas ses camarades à la fin de l'exercice. Pendant que tous allaient prendre une pause dans la cour avant les leçons théoriques, il se dirigea vers les douches communes. À cette heure-ci, il n'y avait personne. Il était certain de ne pas être vu. Incapable de se montrer nu devant les autres, il avait dû exercer ses talents d'observation pour repérer l'horaire idéal. Cela lui donnait une illusion de paix, de tranquillité, d'apaisement. Une illusion seulement. Car alors que l'eau chaude détendait ses muscles, son portable intelligent vibra, annonçant un message de son père.

« RDV 12h30 dans mon bureau. »



The story he will unfold
JUIN 1994, DÉMÉTER


Hébété, il fixa la chaussée rouge foncé.

Quelques secondes auparavant, il était un petit garçon de cinq ans comme les autres. Il jouait au ballon sous la canicule du mois de juin de Déméter, avec Niall qui le surveillait parmi les autres parents. Il le regardait du coin de l'œil pour être certain qu'il voyait à quel point il jouait bien. C'est ainsi qu'il put remarquer que son papa saluait quelqu'un au loin. Il tourna la tête, et abandonna le ballon en voyant la petite femme rondelette sur le trottoir opposé pour la saluer de la main ; le remarquant à son tour, elle lui fit un signe, s'engageant sur le passage piéton.
Elle n'avait pas vu le camion. Aodhan non plus, d'ailleurs. Puisque le véhicule ne s'arrêta pas une seconde de rouler, il ne sut jamais vraiment à quoi il ressemblait. En revanche, il vit bien assez la chair déchiquetée par les pneus titanesques, les éclats d'os et de cervelle sur le béton, et la mare de sang qui qui grandissait. Le cadavre n'avait plus d'humain que ses restes d'ADN.
Le blond n'entendit pas les cris des enfants, ni celui, bien plus déchirant de souffrance, de son père. Il ne sentit pas les dernières volutes de gaz d'échappement qui se dissolvaient dans l'air. Il ne voyait que le corps, qu'il fixait de ses yeux écarquillés.

« Maman ?... »

■■■■


ÉTÉ 1994, DÉMÉTER


Il approcha tout doucement de son fils, qui dessinait calmement, pour s'assoir en tailleur près de lui. Le petit blond se crispa un peu lorsque la main de son papa lui caressa le dos. Sans qu'il ne sache pourquoi, les gestes de Niall lui faisaient plus de mal que de bien, ces derniers jours. Il sentait quelque chose d'inhabituel dans ce qui aurait dû l'aider à se tirer de son chagrin et à se sentir bien, comme au début de son deuil. Il voyait dans ses yeux une lueur inconnue, sur laquelle il n'aurait pas su mettre de mots.

« Tout va bien, mon ange ? »

Il ne fit que hocher doucement la tête, fixant obstinément la feuille de papier. Jamais il n'aurait osé le repousser ou protester ; Niall lui faisait trop peur.

« Pas de chagrin, ce matin ? »

Il répéta son geste plus lentement, sentant que la main passait à sa taille. La voix doucereuse lui donnait des frissons.

« Je suis fier de toi et de ton courage, tu sais… »

Aodhan ne tint plus. Il avait besoin de son affection, tout de suite. Il voulait sentir que ces paroles n'avaient pas un autre sens que celui qu'un père normal aurait donné. Il lâcha son crayon pour enfouir son visage dans la masse de muscles chauds.
Il eut droit à quelques secondes d'étreinte, mais le colosse le tira bien vite en arrière pour lui faire exposer les lèvres.

■■■■


OCTOBRE 1994, DÉMÉTER


Il décida de traîner sur le chemin du retour vers sa maison. Son père ne rentrerait pas avant une heure tardive, de toute manière. Comme plusieurs autres enfants dont les parents effectuaient leur service militaire, il devait se débrouiller seul une grande partie de la soirée, malgré son jeune âge. Certains adultes considéraient cela comme une préparation bénéfique, estimant que les enfants seraient ainsi plus débrouillards une fois entrés en formation. Pour Aodhan, c'était surtout une attente insupportable vers ce qu'il allait peut-être subir dans la soirée.

Ce matin déjà, il avait reçu de lourdes réprimandes pour avoir encore mouillé son lit - ce qui survenait régulièrement depuis plusieurs mois déjà. Et de ce fait, Niall allait probablement lui ressortir la déjà célèbre scène du père teeeellement désolé d'avoir crié sur son bébé qu'il aime tant. Aodhan savait comment ce genre de choses finissait. Mais il n'avait pas la force de s'y arracher. Après tout, le blond était son papa, il ne pouvait pas être méchant. Ce qui arrivait à Dhan était donc normal, n'est-ce pas ? Alors pourquoi en souffrait-il autant ?
Ce fut en ruminant ces idées noires que le petit bonhomme passa devant une ruelle, espace laissé entre deux immeubles à la salubrité douteuse, où du mouvement attira son attention. Il s'immobilisa pour mieux observer la scène.

Trois gamins de son âge, deux garçons et une fille, se tenaient devant une rangée de sacs poubelles éventrés. Une minuscule forme sombre était recroquevillée au milieu des ordures ; lorsque un garçon et la fille l'attrapèrent par les bras pour l'immobiliser, elle s'avéra être un bout de bonhomme couvert de crasse, de bleus et de pansements, gémissant comme un chaton affamé. Et pour cause… la dernière brute tentait de lui fourrer le gosier d'ordures. Ce n'était qu'une question de minutes avant que le petit ne cède, et ouvre la bouche.
Les activités d'éveil enseignaient les bases de l'esprit d'équipe à Aodhan. Elles rappelaient que chaque soldat d'une même nation, quels que soient son âge, son sexe, sa formation ou ses capacités, était digne d'être sauvé par ses coéquipiers, et que les actes de cruauté était inacceptables dans l'art si noble qu'est la guerre. Même du haut de ses cinq ans, le blondinet concevait parfaitement que les trois brutes piétinaient allègrement ces enseignements.
Il n'avait cependant pas encore la présence d'esprit d'évaluer la situation. Et puis, dans les livres que sa maman lui lisait avant de s'endormir, le soldat héros terrassait une centaine d'ennemis d'un coup, alors trois petits même pas encore soldats, c'était faisable.

Il fonça donc droit sur l'un des agresseurs, et le percuta de plein fouet en profitant de l'effet de surprise. La brute s'écrasa au sol, lâchant les ordures par la même occasion. Si le second garçonnet fut trop apeuré pour riposter, la fille, elle, se jeta sur lui. Les trois enfants combattant ne furent bientôt plus que des formes enragées luttant de manière primaire, mais affichant les capacités qui les conduirait dans leur section future. Cependant, Aodhan était mieux entraîné, et connaissait quelques mouvements utiles. Il n'écopa que d'un nez en sang et de quelques bleus et griffures avant de parvenir à les faire fuir tous les trois, la queue entre les jambes.

Après avoir sommairement épongé le sang de ses narines avec la manche de son sweat, il se pencha vers le minuscule petit brun pour écarter les ordures autour de lui, tout timidement et sans vraiment savoir comment le rassurer.

« … ça… ça va ? »

Alors Oscar réalisa qu'il n'était pas venu pour le battre lui aussi, mais pour le sauver.

■■■■


SEPTEMBRE 2009, IRLANDE, MERIDE


La parade s'animait autour du convoi d'étudiants. Le campus d'Irlande tout entier était en fête ; cette année, le nombre de nouveaux arrivants était bien supérieur à celui qu'ils avaient jamais connu, grâce au redressement formidable opéré par le nouveau directeur, Niall Ashfield. Il convenait de faire de cette rentrée un événement spectaculaire.

Les pensionnaires déjà là depuis au moins un an étaient tous au garde-à-vous et bien rangés dans la cour principale, d'abord par section, puis par équipe. Aodhan se tenait au second rang, derrière son chef d'équipe, dans la masse de Démétars en Infiltration à la manche portant le logo correspondant, et dépassait son camarade d'une bonne tête. Il pouvait donc observer à loisir le bus aux couleurs athéniennes. Les jeunes adultes en sortaient un par un, et il scrutait chaque visage.
Il repéra alors un adolescent assez petit, les cheveux noirs, et… l'œil marron. Oscar n'avait jamais fait mention d'une quelconque vision monoculaire ; il ne pouvait donc pas s'agir de lui, n'est-ce pas ? La ressemblance était pourtant frappante…

Durant tout le discours de bienvenue prononcé par son père, il fixa nerveusement cet élève, puis les autres, puis de nouveau le brun. Celui-ci le regardait aussi. Le blond était mis profondément mal à l'aise. S'il s'agissait bien de lui, qu'avait-il pu lui arriver ?
Lorsque les formations purent être rompues, il décida de parcourir la foule d'Athéniens pour être certain de ne pas s'être trompé. Il gardait la main sur sa photo dans sa poche. Son image de lui et de son Scar. Son seul souvenir visuel de son nouveau petit frère, qu'il conservait depuis maintenant quatorze ans. Mais il ne trouvait personne d'autre que cet étrange jeune homme qui puisse lui ressembler de près ou de loin.

Il sursauta lorsqu'on lui toucha le dos, et se retourna prudemment. Le borgne se tenait là, plein d'espoir, tenant devant lui une copie de la photo des deux petites bouilles souriantes.

« Dhan ? C'est toi ? »

■■■■


TO BE CONTINUED ?





Hey there.
Abstracted End, maintenant 3 ans d'expérience RP. L'avatar de Dhan est toujours Dave Strider, de Homestuck - parce que la transformation en humain n'est pas une raison pour en changer. Le code du règlement, c'est Validée par le Juge, même si en vrai, ce sont les chats. Pingouins les plus classieux. C'est tout. Cookie.
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MessageSujet: Re: A.A. ∎ just an ash field left to oblivion   Mer 26 Aoû - 21:40

Mwahaha. Fiche validé par le Juge ! Bon rp sur le forum !
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A.A. ∎ just an ash field left to oblivion
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