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 Rise of Prakjania - Les grosses baleines échouées - Leet Saddler

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Leet Saddler

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Date d'inscription : 29/12/2014
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MessageSujet: Rise of Prakjania - Les grosses baleines échouées - Leet Saddler   Jeu 28 Mai - 16:20

Leet Saddler




◦ Nom:Saddler
◦ Prénom(s):Leet
◦ Age:27 ans
◦ Sexe:Masculin
◦ Univers:Prakjania
◦ Aime:Les maths, les machines, Prakjania, inventer, créer, socialiser, être en contrôle
◦ Déteste:La philosophie, les choses trop abstraites, passer pour un imbécile, les gens qui n’écoutent pas, les gens qui manquent de respect
◦ Style d'arme maîtrisé: Drones de combat

Force
★★
Rapidité
★★★
Endurance
★★
Réflexion
★★★★★★★
Courage
★★★★★
Créativité
★★★★★★★

Physique

Avec ma barbe et mes cheveux rasés, j’ai l’air d’un pouilleux, je sais! De quoi j’ai pas de barbe? J’en ai peut-être une, vous savez pas! Enfin, je sais, je ne suis pas un pouilleux, ça tient plus du freakshow, je suis au courant, merci… ahem, commençons par le commencement, vous voulez bien?
Vous avez sans doute remarqué cet étrange masque à gaz que je porte en permanence et peut-être vous demandez-vous pourquoi. La raison et qu’il est cousu à mon visage avec du fil prakjanien, qui est presque indestructible, de façon à ce que je ne puisse pas l’enlever.  Et vu l’emplacement des fils, si j’y arrivais ça endommagerait mes vaisseaux sanguins et je pourrais mourir d’hémorragie avant même que vous n’ayez le temps de dire « dindon sauvage. » C’est une longue histoire, mais vous la lirez bientôt. Je l’ai reçu en prison pour m’aider à respirer malgré la poussière, en plus d’autres « cadeaux » beaucoup moins appréciés : une large blessure qui me traverse le crâne et qui fait super mal et le fait que je n’ai plus un seul cheveu sur le coco. En effet avant la prison j’avais des cheveux roux. Oui oui.

Sinon, quoi d’autre? Je suis très grand, un mètre quatre-vingt-dix environ, mais je suis aussi très maigre, encore une fois c’est à cause de la prison, et je porte avec beaucoup de fierté l’uniforme de l’unité de travail de Zoata, c’est-à-dire la combinaison noire moulante sans manche avec des gants longs avec des motifs rouges. En revanche, vous n’en saurez pas plus. Peu importe ce que je pourrais dire sur mon visage, ça n’a aucune importance puisque vous ne le verrez jamais, je pourrais mentir autant que je pourrais dire la vérité et ça ne ferait aucune différence… et aussi c’est tellement banal qu’il n’y a rien à dire, mais chut.


Caractère

OK, euh… amis terriens, imaginons que chaque Prakjanien est un AI. OK? Eh bien moi, je suis un peu comme le Cleverbot de Prakjania. Pas que je dis n’importe et que j’ai de la difficulté à faire du sens, si oui je l’ai pas remarqué, mais seulement parce que dans un monde où les humains tentent d’agir en machines, moi j’étais la machine qui tentait de penser en humain. J’ai une mémoire photographique, ça veut dire que je me souviens d’à peu près tout ce que je vois et entends, donc je suis super intelligent, probablement plus que la majorité des Prakjaniens. Le problème, c’est que j’ai été trop naïf pour tenter de le cacher. C’est comme ça que les rebelles fonctionnent, ils se cachent, mais moi j’ai cru que ce que je faisais aurait pu aider la communauté, pas seulement moi. Je n’y peux rien, je n’arrive pas à cacher ce que je suis et ce que je fais, j’ai besoin d’en parler. Heureusement qu’Alvaro est là, sinon je ne pourrais pas cacher grand-chose aux autres Prakjaniens.

Sinon, ce n’est vraiment que mon seul horrible défaut que je tente de réprimer pour la Machine : je parle trop et je « sais » trop. Mais au moins, j’ai plein d’autres qualités pour compenser! Déjà, je suis super créatif, alors si je peux pas trouver une solution à un problème je vais en inventer une nouvelle et tout le monde va être content, j’adore mon boulot alors je m’y mets toujours corps et âme et surtout, SURTOUT, le plus important, c’est que je suis loyal. Loyal à Prakjania, à la Machine, alors pour ces deux choses je suis prêt à tout faire, quand on a débarqué dans cet autre Univers, tous étaient perdus, et par loyauté envers mon Univers je les ai guidé, ils ne savent pas tous quoi faire alors ils sont chanceux que je sois là pour les aider. Il faut les manipuler, sinon ils ne survivraient pas. C’est nécessaire. Pour Prakjania, je ferais tout. Heureusement que j’ai un bon sens de la stratégie.


Histoire

Je m’appelle Leet Saddler. Comme tous les Prakjaniens, je suis né sur Kashany dans une petite éprouvette, puis j’ai été élevé en bon petit réfugié de guerre, comme tout le monde… seulement, même dans un univers où le « comme tout le monde » est de mise, il y a et aura toujours des exceptions. Ma mère a disparu, personne ne sait pourquoi, mais avant que ça n’arrive elle a été emmené sur Kashany pour une dernière fécondation… du temps perdu. Tous les bébés produits sont mort-nés, sauf un. Moi.

Ou pas! Ce n’est qu’une possibilité parmi tant d’autres! Et créer des possibilités, c’est la seule façon que j’ai trouvé pour ne pas succomber à l’oubli, donc j’invente, je pense, je réfléchis, j’invente des raisons à tout juste pour pouvoir trouver des réponses à tout! Puisque moi je n’arrive pas à oublier, je dois m’expliquer ce qui m’arrive, sinon…

Ça a un nom, cette maladie que j’ai : ça s’appelle la mémoire photographique. Je suis né comme ça, dès que je vois où j’entends quelque chose je m’en souviens. Pour ça, j’ai toujours aimé l’école et j’adorais apprendre des choses quand j’étais petit, mais j’ai commencé à me poser des questions quand j’essayais de devenir ami avec les enfants que je rencontrais et qu’ils ne se souvenaient pas de moi le jour après. J’ai bien essayé de faire avec, mais peine perdu : les Prakjaniens ne sont pas sociables. Et en voyant que moi je l’étais, les professeurs ont commencé à s’inquiéter et ont cru à une sorte de bug de cerveau. Ça me faisait trop mal d’essayer, j’ai bien vu que ça ne me mènerait jamais à rien, alors j’ai abandonné. Je me suis contenté d’écouter aveuglément, de réciter mes leçons d’une voix absente et de réussir ce que j’entreprenais sans aucune joie, le plus neutre possible. C’est ce qu’il fallait faire. Et en devenant comme les autres, j’ai réussi à rétablir ma place dans la société.

Vu mes compétences plus qu’optimales dans à peu près tout, sauf peut-être le travail manuel (si je plante le travail manuel sur Prakjania, ça en dit long sur mes capacités dans ce domaine…) j’ai très bien passé l’examen de compétence et j’ai tout de suite eu droit à des emplois très haut placé : l’ingénierie mécanique, par exemple, ou même technologique, le contrôle des IA, j’ai souvent alterné entre les trois et ce depuis que j’ai seize ans. C’est rare, les jeunes qui commencent aussi bien ne sont pas très nombreux, et donc j’étais très fier de moi. Après quelques années de travail, j’ai été transféré sur Zoata-X et à force de toujours inventer, conceptualiser et surtout, avoir à me rappeler de chaque merveille qui prenait vie sous mes doigts, j’ai réveillé en moi ce que j’avais fait disparaître étant enfant : mon désir de comprendre, ma folie créatrice.

Les années ont passées et j’adorais encore mon travail. J’avais même commencé à créer des prototypes d’armes, pour les soldats partis combattre, dans l’espoir de contribuer un peu plus à l’effort de guerre, mais mes supérieurs ont coupé court à mon élan : j’ai été averti que d’autres ingénieurs s’occupaient déjà de ça et que je ne pouvais pas faire leur travail à leur place. Mon devoir était de s’occuper de ceux restés derrière, sur Prakjania. Ça m’a marqué profondément. Oui, j’avais vraiment un devoir envers Prakjania, et j’étais fier d’être utile à mon Univers. J’ai donc délaissé les armes et je suis retourné au travail.

Donc si ce n’est pas ça qui m’a valu la prison, quoi, vous devez vous demander. Voici :

Ma curiosité maladive m’a vite incitée à aller voir plus loin que les machines. Je commençais à me demander comment les humains fonctionnaient et quand je me suis souvenu de la façon dont j’étais traité sur Bachy, comment personne ne se souvenait jamais de moi, je me suis demandé si les machines étaient aussi comme ça. Peuvent-elles être programmées pour avoir une mémoire, mais aussi des sentiments? Peut-être, mais ça demandait un IA bien plus grand que la limite permise… ça aurait été illégal… mais pour la bonne cause, ça valait la peine d’essayer. J’ai prévu de ne jamais le dire à personne.

Et c’est ainsi que, quand j’ai eu vingt-cinq ans, j’ai créé mon propre ami : un robot nommé Mantis.

Ça n’a pas été facile : j’ai dû y aller à l’aveuglette la plupart du temps, mais j’y suis parvenu. Le robot n’avait l’air de rien, ce n’était qu’un amas de fils et de composantes électroniques, je n’ai pas été capable de le faire bouger, mais il avait un cerveau qui fonctionnait presque de la même façon que celui d’un humain, il ne pouvait pas vraiment former une opinion et il ne bougeait pas, j’ai eu la flemme après un certain temps. Il pouvait en revanche parler, et pendant plusieurs mois, quand je revenais du travail nous discutions de toute sorte de choses, débattions sur des aspects les plus banals de la vie, et des évènements passés. Je me suis assuré que Mantis avait une bonne mémoire, j’avais peur qu’il oublie son devoir, qu’il m’oublie moi… heureusement, ça n’est jamais arrivé. Pour une autre raison bien moins heureuse.

J’avais vingt-sept ans. Un jour, je suis rentré chez moi, et j’ai eu droit à une bien mauvaise surprise : deux hommes se trouvaient dans ma demeure. Quand ils m’ont vu, ils m’ont demandé si j’étais bien Leet Saddler, j’ai aquiescé, puis l’un d’eux s’est approché et m’a immobilisé. Je me suis débattu jusqu’à ce que je reçoive un grand coup sur la tête. Après ça… c’est le noir.

Je me suis réveillé dans une minuscule pièce noire. Une voix dans un interphone a commencé à énoncer mes différents crimes : non-respect de la loi des AI, mensonge à la société, haute trahison. Apparemment, Mantis était connecté à un système d’écoute ennemi. J’étais maintenant en prison, ou exactement je ne le sais pas, mais j’avais été emprisonné pour mes crimes. Je n’aurais jamais pensé qu’un tel endroit existait sur Prakjania : pour la première fois, j’apercevais de la rouille sur les métaux, quand l’éclairage le permettait, j’ai appris ce qu’était la poussière et je toussais beaucoup, faut de l’habitude. On travaillait avec de grosses machines très lourdes et j’ai souvent vu des gens être blessés, moi-même j’ai dû demander de l’assistance médicale à cause de ma santé qui se détériorait. On m’a anesthésié et quand je me suis réveillé, j’avais un masque à gaz cousu à mon visage. Je n’ai plus eu de problèmes avec ma respiration par la suite.

J’allais mourir là. Ce n’était pas un endroit fait pour en ressortir vivant, j’allais mourir de fatigue ou succomber à mes blessures, et tous ceux qui étaient là allaient connaître le même sort. Je ne souhaitais pas ça à personne, aucun Prakjanien ne mérite de subir ça. J’entendais des horreurs comme quoi on nous avait menti, qu’il n’y avait pas d’ennemi, que notre Univers n’a jamais été en guerre. Certains, quand je leur racontais mon histoire, secouait la tête et me disaient que j’étais innocent, que Mantis n’avait jamais été relié à un système d’écoute. Ils essayaient de se souvenir de mon nom mais n’y arrivaient pas, presque malgré eux, et je répétais souvent la même histoire aux mêmes personne sans qu’elles s’en rappellent. Et toujours les mêmes reproches : j’étais innocent, on m’a menti, j’étais un esclave… j’avais envie de leur hurler que j’étais coupable, et aussi criminel qu’eux si ce n’est plus. Car bien que je regrette d’avoir fait ce que j’ai fait, d’autant décevoir mes supérieurs, il y avait bien une chose que je n’arrivais pas à regretter : avoir eu un ami, enfin. C’était un sentiment que je n’arrivais pas à éloigner, et ça me dégoutait. Je méritais de mourir là pour ma faiblesse.

Seulement, vous l’aurez deviné, ça ne s’est pas passé comme ça.

Dire depuis combien de temps j’étais là est impossible, alors on va seulement dire qu’un jour, il y a eu un gros tremblement. Sur le coup, on s’en est pas préoccupé, les trucs qui brisent étaient fréquents donc c’était pas le genre de truc des plus alarmants, on pouvait rien y faire. Sauf que ça n’a pas arrêté, il y avait de gros bruits sourds, les machines ont commencé à défaillir… et soudain, c’était le chaos total.

Même pour moi, c’était très vague. Il y a eu un bruit d’explosion, puis les prisonniers ont commencé à courir partout en hurlant. J’ai aperçu une machine que je n’avais jamais vu auparavant, immense, colorée et… d’allure presque vivante, et juste derrière elle l’impensable : un trou dans le mur laissait entrevoir le ciel étoilé. Il y a une sorte de bouclier qui entoure les planètes de Prakjania au cas où une telle chose arrive, de façon à ce que nous ne manquons pas d’air ou que nous soyons aspirés à l’extérieur à cause du vide spatial, mais je n’avais pas pensé que même cette prison serait protégée. Je pensais surtout que ça n’arriverait jamais ici. Sans trop savoir pourquoi, emporté par la folie collective, j’ai commencé à courir avec les autres pour m’échapper. Des hommes et des femmes vêtus de façon très étrange attrapaient tous ceux qui passaient près d’eux et les trainaient vers la grosse machine… puis entraient à l’intérieur. Ils ont fini par me capturer aussi, vu les conditions pitoyables dans lesquelles nous vivions tous, personne n’a pu résister bien longtemps.

Je me suis retrouvé sur le dessus de la machine géante, que nos agresseurs appelaient « pont » alors qu’ils forçaient tout le monde à entrer à l’intérieur, dans la « cale. » L’endroit était sombre et l’air était lourd à cause de l’humidité qui contrastait énormément avec l’air si sec de Prakjania et celui plus poussiéreux de la prison. Je sentais ma peau devenir collante et poisseuse alors que certains autour de moi avaient le nez qui saignait. Combien avaient-ils fait de prisonniers? Le sol s’est mis à trembler et à tanguer, j’ai perdu l’équilibre et nos ravisseurs m’ont forcé à m’assoir. Dès qu’ils ont eu le dos tourné, je me suis relevé et j’ai sprinté vers la sortie. Il n’était pas trop tard pour m’échapper! Si moi je pouvais le faire, alors nos supérieurs seraient prévenus et nous pourrions contre-attaquer!

Mais quand je suis arrivé sur le pont, j’ai constaté avec horreur qu’il était trop tard. Le plancher semblait bouger parce que nous étions plus au sol, nous étions dans les airs, et Prakjania était déjà loin derrière nous. Cette machine servait au transport… une fine pellicule semblait entourer le pont, comme un dôme, et j’ai compris qu’il était rempli d’air, c’est pour ça que j’arrivais encore à respirer. Et si mes pieds touchaient encore le sol, c’est qu’il y avait un centre de gravité artificiel installé quelque part… une technologie purement Prakjanienne. Comment avaient-ils pu se la procurer?

Mais ensuite, le cauchemar. Il y a eu un grand bruit, puis la minuscule planète dont nous venions de sortir a commencé à tomber en morceaux. Le système d’air venait de faillir. Ensuite, ce fut le tour de la planète que j’ai identifié comme Kashany. Puis Akija, la planète centrale qui reliait toutes les autres. Loin comme nous étions, c’était comme observer un petit jouet se briser, comme s’il avait été construit en papier d’aluminium (oui, on a ça.)

J’ai voulu hurler, mais aucun son n’est sorti de ma gorge. Prakjania, mon Univers, ce à quoi j’avais dédié mon existence entière, réduit à néant en un claquement de doigt. Ça ne pouvait être qu’un cauchemar, un mauvais rêve dont j’allais me réveiller. J’aurais mille fois préféré me réveiller dans la prison, pour continuer ce qui ressemblait à une éternité de souffrance. Oui, j’ai voulu en finir. Mais pas comme ça. Pas à ce prix-là. Pas pour voir mon Univers payer à ma place.

Finalement, j’ai hurlé, mais pour une fraction de seconde, pas plus. Il y a eu un grand coup sur ma tête et je me suis évanoui.

Quand je me suis réveillé, j’avais mal partout, j’ai cru que j’étais de retour dans la cale, mais j’ai rapidement réalisé que ce n’était pas le cas : c’était une petite pièce un peu mieux éclairée et richement décorée. Je n’avais jamais vu autant d’objets avec de telles formes et de telles couleurs. J’allais apprendre plus tard que ces choses s’appelaient coraux et qu’ils étaient partie intégrante de la vie de nos kidnappeurs. Un homme était assis derrière un bureau et me regardait. Il s’est présenté comme étant Alvaro Suarez, le capitaine du Farelucio et le chef de l’équipage. Avant que je ne puisse lui demander des explications, n’ayant à peu près rien compris de ce qu’il venait de dire, mais il m’a surpris en m’accusant d’être … la Machine? Comment il pouvait croire une telle bêtise? Je suis tout ce qu’il y a de plus humain! Je lui ai demandé ce qu’il voulait dire, comment pouvait-il penser qu’un criminel comme moi était un dieu, mais il a marmonné un truc que je n’ai pas bien entendu. Une histoire de… clone? Indigné, je lui ai dit qui j’étais, Leet Saddler, un ingénieur du quartier de Zoata qui avait été emprisonné pour haute trahison, que j’avais inconsciemment aidé nos ennemis en leur filant de l’information et que j’étais loin d’être une divinité prakjanienne. Alvaro est resté surpris et cette fois c’est lui qui m’a demandé des explications. Je lui ai dit tout ce que je savais, c'est-à-dire beaucoup, et à la fin nous nous sommes mieux compris. Il venait d’un endroit nommé Myacénie, une ville cachée sous la planète-mère et il avait réussi à en sortir avec son équipage en emportant plusieurs prisonniers. On a réussi à remettre les pendules et j’ai ouvert les négociations pour savoir ce qu’il allait faire des survivants prakjaniens. On a convenu qu’aucun mal ne leur serait fait, ils seraient sous la protection d’Alvaro jusqu’à ce qu’il nous dépose au premier arrêt possible. Vu les circonstances je ne pouvais demander mieux, en ce moment seul j’ai senti toute la responsabilité qui pesait sur mes épaules. Qui sait ce qui serait arrivé à mon peuple sinon. Ça ne ramènera pourtant pas les victimes… une chose impardonnable…

Le voyage s’est bien passé. Le capitaine Suarez s’est montré autoritaire mais il a tenu sa parole et nous sommes tous arrivés à destination sans encombre.  Un nouvel Univers… vu le manque d’agressivité de ses habitants nous devions avoir atterri en territoire neutre mais ça ne nous permettait pas nous assoir sur nos lauriers. Que faire maintenant? Sans Univers, sans maison, sans famille, les Prakjaniens étaient perdus et j’ai eu peur de les voir s’effacer ainsi. Mais qui pouvait les blâmer? Après ce que nous avions vécu, comment leur en vouloir? J’ai une sorte de surplus d’énergie et je me suis hissé en haut d’une structure bizarre (un socle de statue… Univers débile…) pour adresser la parole à ce peuple à qui je devais tant de choses.

-Écoutez-moi! Je m’appelle Leet Saddler, j’ai commis d’horribles crimes envers notre chère Machine, mais je suis prêt aujourd’hui à les expier! Je sais qui est notre ennemi et vous méritez de le savoir!

Les têtes se sont tournées vers moi et j’ai vu du coin de l’œil Alvaro qui se demandait ce que j’avais derrière la tête. J’ai continué sur ma lancée.

-Notre ennemi s’est caché sous nos pieds il y a longtemps de cela! Sans que nous le sachions, ils avaient déjà une base sous la planète Akija, qui est réputé pour être la planète-mère de notre Univers, et ils nous volaient notre technologie et notre énergie! Quand ils en ont eu assez de nous, ils nous ont détruits de l’intérieur sans que nous ne puissions rien y faire!

J’ai entendu des murmures d’indignations et certains se sont retournés vers les hommes d’Alvaro. Que faire de lui? Me venger après ses actes, le remercier pour les autres… ou pourquoi pas les deux? Si je peux m’assurer qu’il ne reviendra pas causer d’autres problèmes on ne s’en sortira que mieux. Je l’ai pointé du doigt, en espérant que tout se passe bien.

-Cet homme se nomme Alvaro Suarez et lui et son groupe sont des Myacéniens… ils ont aussi été des victimes de notre ennemi et ils ont risqué leur vie pour nous sauver de la destruction de Prakjania! Nous leur en devons beaucoup, et je sais que si nous travaillons ensemble nous pouvons ressortir vainqueur de ce terrible conflit!

Ceux qui étaient avec moi en prison n’avaient pas l’air de douter de mes paroles. Le pire est que ça faisait du sens même si ce n’était pas la vérité. Soudainement, quelqu’un s’est écrié dans la foule :

-Comment pouvons-nous vaincre? Nous n’avons plus d’Univers, plus de peuple!

C’est vrai… comment? Nous étions en sous-nombre, et nous n’étions même pas des combattants… nos meilleurs soldats ne savaient sans doute pas que nous n’avions plus d’Univers. J’ai senti ma gorge se serrer très fort, de façon anormale, et j’ai serré les poings. C’était bizarre, je me sentais… plus fort, comme si une sorte de pouvoir m’habitait. Ça me donnait beaucoup plus de courage et étrangement, de savoir. Je savais quoi faire. Il existait dans cet étrange endroit une façon de restaurer notre Univers… peut-être qu’il y avait moyen de réparer les bêtises d’Alvaro, si c’était réellement ça qui avait tout gâché. Mais comment je pouvais savoir ça? Un instinct, sans plus.

J’ai répondu, très calmement.

-La Machine redonnera vie à ceux qui le mériteront. Avec leur aide, il y a un moyen de restaurer Prakjania! Nous nous battrons pour notre Univers!

Il y a eu une grande acclamation de joie. Bien que je l’ignorais, à ce moment là, cette simple déclaration a suffi pour inscrire les Prakjaniens, tous autant qu’ils sont, à une sorte de Tournoi. Et c’est ce qui allait nous permettre de sauver l’Univers comme promis. Le meilleur? Peu de temps après j’ai recommencé à voir des visages familiers se promener dans les rues, et qui s’identifiaient très candidement comme étant des Prakjaniens. J’avais eu raison, la Machine avait tenu sa promesse. Et maintenant nous étions prêts à passer à l’attaque. Je les ai aidé, je leur ai expliqué ce qui s’est passé et je leur ai assigné une tâche. Certains pensaient que j’étais le Bret, le représentant de la Machine descendu parmi les simples humains pour les guider en tant de trouble. Mais… non… je ne suis pas le Bret. Je n’ai pas ce pouvoir.

Mais passons. À ce moment de l’histoire je ne le savais pas. J’ai assigné des tâches aux survivants, nous trouver un endroit où passer la nuit et des informations, puis je me suis tourné vers Alvaro. Surprise, il n’était plus là. Pourtant son bateau, lui, l’était encore… intrigué, je suis allé jeter un coup d’œil, pour le retrouver en bien fâcheuse position. Cet idiot n’arrivait pas à faire démarrer sa machine. Et un double des clés en cas d’urgence, ça lui dit rien?

-Où allez-vous comme ça, capitaine?

Dans un sens j’ai parlé ce grand monologue de bonté de cœur, j’aurais pu simplement dire que c’était lui notre ennemi mais ça n’aurait avancé à rien… pas si au final ça peut nous servir. Son Univers c’est aussi le mien, et nous devons véritablement faire équipe pour le récupérer.

-Il n’y a pas de quoi s’inquiéter, je n’ai rien dit de compromettant à votre sujet. Enfin, je ne pense pas… l’important c’est que personne ne sait ce qui s’est véritablement passé, c’est bien pour vous non? Ça l’est, je sais que ça l’est, si vous jouez le jeu parce qu’autrement je ne peux rien faire de plus… et puis si vous posiez problème, ils pourraient se douter de votre véritable rôle dans la destruction de Prakjania. Vous ne voulez pas ça j’espère? Non? Moi non plus… ils sont forts, ils feront tout pour remettre les choses en ordre…

Menace? Peut-être. Pour l’instant ça marche parce qu’on est fait pour faire équipe, mais dans le cas contraire il en prendra plus pour remettre les Prakjaniens sur la bonne voie. Nous sommes des fanatiques. Nous avons besoin d’un ennemi pour avancer, du genre insaisissable si nous voulons pouvoir le chercher éternellement. Et moi, j’en sais plus, donc je peux les aider. Je serai un guide pour mon peuple, je serai leur gardien…



Ton pseudo : RigaamRage/Rigaam
Ton âge : 17 ans
Expérience RP : 5 ans de rp, c’est du pro ça non?
Tu nous as connu comment ? Le Big Boss m’a recruté… puis je suis devenu le Big Boss
Ton avatar : Psycho Mantis © Metal Gear Solid
Saint code du règlement : Validé/mangé par Olivia Stash. J'avais faim.
Un mot à rajouter ? Je suis pas le vrai Big Boss hein… enfin si mais en même temps non… c’est compliqué t’vois…

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MessageSujet: Re: Rise of Prakjania - Les grosses baleines échouées - Leet Saddler   Jeu 28 Mai - 22:18

Everything's good ! Je te valide, mon enfant. C:
Quoi ? T'avais déjà ta couleur ? C'est pas grave !

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« Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes. »

     
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